Jusqu’en 2023, la Banque Cantonale Neuchâteloise (BCN) recevait encore l’ensemble de son courrier entrant sous forme physique, réparti sur onze sites dans tout le canton. Afin de poursuivre sa digitalisation et de réduire significativement la consommation de papier au bureau, la banque cantonale a décidé d’externaliser la numérisation et la distribution du courrier entrant vers le Arcplace Scan & BPO Center.
Le déploiement a commencé dans un premier temps durant l’été 2024 au siège administratif de la BCN et couvre désormais l’ensemble des sites. À ce jour, 47 000 documents ont déjà été traités et directement exportés vers le système d’e-dossier de la banque. Grâce à l’automatisation intelligente et aux technologies d’IA, il est garanti que 100% du courrier reçu le matin est disponible sous forme numérique avant 10 heures.
L’apprentissage automatique reconnaît des modèles et des relations, mais pas le contexte. Pour qu’un système puisse reconnaître et traiter des factures, des contrats ou d’autres types de documents, il nécessite de grands volumes de documents d’entraînement, qui doivent être validés manuellement au départ afin de garantir la qualité. Chaque nouvelle langue, chaque mise en page et chaque variante de facture génère un effort d’entraînement supplémentaire. Malgré cet effort, les résultats de classification — c’est-à-dire l’identification du type de document — n’atteignent souvent que 80 à 85 %. Le traitement sans accroc des factures complexes reste compris entre 20 et 30 %.
Les modifications du design des documents entraînent rapidement des erreurs et nécessitent un nouvel entraînement. Ces systèmes fonctionnent efficacement, mais ils ne comprennent pas le contexte et les structures documentaires modifiées doivent être réentraînées laboL’IA générative fonctionne de manière fondamentalement différente. Elle a été préentraînée sur d’énormes volumes de données et connaît déjà une grande variété de types de documents, de terminologies sectorielles, de formats de mise en page et de formulations. Elle ne nécessite plus de phase d’entraînement manuel. Au lieu de rechercher des positions, elle comprend les contenus et interprète leur signification. Elle sait ce qu’est un numéro de facture, reconnaît les conditions de paiement même lorsqu’elles sont formulées en texte libre et comprend que « payable sous 30 jours » signifie la même chose que « net 30 jours ».
L’IA générative ouvre de nouvelles possibilités qui vont bien au-delà de la simple extraction de données à partir de docu ments individuels. Des dossiers entiers peuvent être analysés de manière intelligente. Dans le cadre du traitement des crédits bancaires, par exemple, l’IA générative peut vérifi er automatiquement si les informations fi gurant dans la demande, la pièce d’identité et le certifi cat de salaire sont cohérentes et plausibles. Elle peut détecter si les noms correspondent, si les revenus ont été correctement reportés ou si les documents contiennent des informations contradictoires. Ce qui est encore souvent réalisé manuellement et de manière fastidieuse aujourd’hui pourra à l’avenir être pris en charge de façon plus efficace, traçable et automatisée. Un potentiel important se dessine également dans le traitement de la correspondance client non structurée. L’IA générative peut identifi er les émotions, le degré d’urgence et l’intention d’un message, et générer automati quement des propositions de réponse conformes aux directives de communication de l’organisation.
Cela marque la prochaine phase de l’input management : une IA jouant le rôle d’assistant intelligent, qui ne se contente pas de fournir des données, mais les comprend et réagit en conséquence.
L’IA générative transforme l’input management non seulement sur le plan technologique, mais aussi économique. Les clients en bénéficient à plusieurs niveaux
Conclusion : Des coûts plus faibles, une efficacité accrue, une qualité supérieure — et un système qui réfléchit au lieu de se limiter au traitement.